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Accueil > Actualités > Les environs de Paris sous Louis XVIII

 

Les environs de Paris sous Louis XVIII

publiée le 18/02/2013

Le Géoportail vous propose une nouvelle donnée historique : la carte de l’état-major des environs de Paris, établie de 1818 à 1824. Plus qu’un document historique unique, elle est aujourd’hui un témoin majeur de l’évolution de l’urbanisation.


Pour l’afficher, activez « Carte de l’état-major – environs de Paris (1818-1824) » dans le catalogue de données. L’affichage optimal de la donnée se situe au 1 : 10.000 (niveau « Ville » sur le curseur d’échelle).

Cette nouvelle donnée présente les environs de Paris au XIXe siècle, de Beauvais au nord, à Melun ou Etampes au sud et de Grignon ou Plaisir à l’ouest, au château de Guermantes à l’est. Elle est issue d’une numérisation en haute résolution puis d’un géo-référencement des documents sources. Elle est superposable aux cartes IGN et photographies plus récentes.

Carte de lEtat-major - Pontoise

Les trois premières feuilles de la carte de l’état-major

En 1818, sous Louis XVIII et la Restauration, les travaux de topographie de la nouvelle carte de l’état-major, voulue par Napoléon, commencent : 208 dessins-minutes au 10 000e (1 cm sur la carte représente 100 m sur le terrain) vont être exécutés jusqu’en 1824 par les officiers du corps royal des ingénieurs géographes militaires chargés des levés. Ces levés concernent exclusivement trois feuilles sur les 273 que comptera la future carte de l’État-major gravée sur cuivre au 80 000e pour couvrir toute la France : la n° 48, celle de Paris, la n° 32, celle de Beauvais au nord, et enfin la n° 65, celle de Melun au sud. Chacune de ces 3 feuilles au 80 000e est subdivisée en principe en 8 lignes et 8 colonnes, soit 64 coupures élémentaires au 10 000e. Pour des raisons techniques et pratiques des feuilles « bis » se rajouteront dans ce quadrillage théorique, portant ainsi le total à 208 dessins originaux au lieu des 192 initiaux (3x64).

Evolution du paysage urbain

En superposant la carte ou les photographies aériennes à cette donnée historique et en jouant sur les curseurs de transparence, on voit apparaître les évolutions depuis deux siècles, que ce soit l’urbanisation de l’agglomération parisienne ou le développement des moyens de transport. Les voies ferrées qui figurent sur ces dessins-minutes des années 1820 ont été rajoutées a posteriori, au fur et à mesure de la construction du réseau. Un œil averti remarquera que certains toponymes écrits à la plume sont parfois traversés par ces tracés de lignes nouvelles. Si la voie ferrée avait existé lors du levé original, le cartographe aurait dans ce cas décalé la position du nom. De même on constate l’absence de représentation des remblais et des déblais, caractéristiques des chemins de fer.

Carte de lEtat-major - La Chappelle

L’occupation du sol y est très détaillée puisque l’on distingue les terres labourables (blanc/jaune), les prés (vert bleuté), les bois (vert/jaune), les vignes (violet), les jardins (mosaïque bleu/gris/jaune/vert), les vergers (pointillés réguliers), les parcs (vert foncé avec rendu figuratif des arbres), etc. Le relief est représenté sous forme de hachures couleur sépia dirigées dans le sens de la pente. Elles sont d’autant plus serrées que la pente est forte.

Carte de lEtat-major - Neuilly-sur-Marne

On devine les courbes de niveau qui avaient été levées sur le terrain et sur lesquelles le dessinateur s’est appuyé pour son tracé des hachures. Le basculement sur le Géoportail en 3D montre que ces travaux topographiques et cartographiques étaient d’excellente qualité et marquaient un énorme progrès par rapport au siècle précédent et à la carte de Cassini dont l’altimétrie était beaucoup plus approximative. Le rehaut à l’aquarelle avec notamment les bâtiments en rouge et évidemment le réseau hydrographique en bleu, combiné à l’échelle très détaillée confère au résultat une lisibilité exceptionnelle.

Cette cartographie remarquable n’a malheureusement pu être généralisée à tout le territoire national, faute de crédits et de temps.

Bernard Bezes, responsable de la cartothèque de l’IGN

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